Mélanie Althot, son témoignage...

Mélanie est venue présenter aux élèves du Centre d'éducation des adultes Champagnat son parcours de formation. Après avoir vécu des difficultés au secondaire à l'école Gabriel-Le Courtois, Mélanie s'inscrit au Centre Champagnat pour continuer sa formation. Sans objectif  professionnel, elle démontre peu d'intérêt pour les matières scolaires et quitte à nouveau sa formation au secondaire.

Ensuite, elle va travailler comme serveuse dans une entreprise du milieu et fonde une famille; dans les années qui ont suivi, elle n'est pas satisfaite de sa situation et commence à penser à faire un retour aux études afin de réaliser un rêve de "petite fille". Déjà trois enfants à sa charge, elle savait que réaliser son rêve ne serait pas une petite affaire. Courageuse, fonceuse et tenace, elle s'inscrit à nouveau au Centre Champagnat à l'automne 2004. Son rêve? travailler en "voirie forestière"! Elle y tient coûte que coûte. Avec l'aide du centre local d'emploi, du conseiller en orientation et du conseiller pédagogique, Mélanie fait son inscription à Forestville pour faire son D.E.P.  Surprise! le cours commence plus tôt que prévu soit en mars 2005 au lieu du mois d'août.  Elle veut y aller maintenant et elle doit s'organiser: qui s'occupera des enfants? où se logera-t-elle à Forestville? Où prendra-t-elle ses revenus? etc. Autant de questions posées et autant de solutions à trouver. Petit à petit, les choses se tassent et finalement c'est le grand départ pour la Côte Nord: Forestville, un milieu qui, jusqu'à maintenant, lui était inconnu.

La formation est d'une durée de 4 mois: c'est difficile mais c'est un coup à donner. Les premières semaines de cours sont axées sur la théorie, ensuite vient la mécanique des machines pour être capable d'en faire la maintenance puis, le point culminant, la conduite de ces grosses machines: chargeur sur roues (loader), bouteur sur chenille (bulldozer), le camion articulé et la niveleuse (grader). Son stage, c'était du vrai travail puisque des compagnies telles Tembec, Kruger demandaient des soumissions à l'école de formation professionnelle pour faire faire leurs chemins forestiers. Par dessus tout, Mélanie préfère la conduite du "bulldozer".  "Quand tu conduis cette machine, tu dois sentir ton chemin en dessous puisque tu ne vois pratiquement pas ce que tu fais." , nous confie-t-elle.

À la fin de son D.E.P., c'est deux emplois qui lui sont offerts. Mais attention! une autre surprise attendait Mélanie et c'est peu dire. En effet, le directeur du programme lui a demandé d'enseigner le cours qu'elle venait de compléter. Elle a accepté à la condition de pouvoir conduire occasionnellement ces grosses machines. L'enseignement l'intéresse parce que actuellement, ses enfants sont jeunes mais lorsqu'ils seront plus vieux, elle veut aller conduire ces machines dans la forêt.

Sur la photo, Mélanie pose en compagnie de messieurs Roger Masson (dir.), Valère Roy (c.p.) et Carol Bouffard (c.o.)

Pendant qu'elle exposait son parcours devant le groupe, elle répondait sans détour aux questions qui lui étaient posées. Honnêtement, elle leur a dit qu'elle n'aimait pas l'école mais apprendre son métier, c'était le bonheur total. "Même si c'est dur, c'est faisable et surtout, la formation dure seulement quatre mois; ça vaut la peine de le faire et c'est faisable." La passion était dans ses yeux, dans sa manière de s'exprimer, dans tout son être. Les élèves du centre l'ont trouvée très intéressante. Le temps a passé très vite en sa compagnie.

Félicitations Mélanie pour ta réussite!

 

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